Mongolie | 4 jours en immersion chez les nomades


COUPS DE COEUR, LA MONGOLIE, VOYAGES / dimanche, août 26th, 2018

C’est au milieu des montagnes du désert de Gobi, au fin fond de la Mongolie, que nous décidons de passer 4 jours en immersion, chez des nomades. Cela était un rêve de découvrir une nouvelle culture qui, sur papier, nous impressionnait beaucoup. La Mongolie avait tant à nous offrir.

Les nomades en Mongolie

Il faut dire, qu’il existe plus de 900 000 nomades en Mongolie. Ce peuple au mode de vie atypique, vie en montagne, dans la taïga, au milieu de la steppe ou encore dans le désert, avec comme principal but : préserver ses troupeaux.

Des familles qui se déplacent au gré des saisons

L’été et l’automne, ces familles migrent, à plusieurs reprises, vers les ressources en eau et en pâturage pour engraisser les troupeaux.

L’hiver et le printemps sont très rudes en Mongolie. On peut y voir des températures atteignant les – 45°C, au nord du pays. C’est pourquoi ils s’installent à l’abri de manière à ce que le bétail puisse préserver ses forces afin de se reproduire dans les meilleures conditions.

Ils voyagent à travers la nature, de manière très lente, avec leurs troupeaux et le peu de matériel nécessaire pour survivre (yourte, poil, panneau solaire, vêtements) et se déplacent jusqu’à 150 km de leur ancien emplacement.

Le bétail, leur principale ressource

Le bétail est généralement composé de plusieurs types d’animaux selon la région dans laquelle ils vivent. La Mongolie est le pays des chevaux, chèvres, moutons, chameaux, yacks et même des rennes. Chacun son univers : les chameaux vivent dans le désert, les yacks dans les montagnes, les rennes dans la taïga, etc.

Immersion chez les nomades en Mongolie

Ce type d’élevage est sans doutes un des plus complexe. Les troupeaux sont formés d’animaux devant être domestiqués après avoir été capturés dans la nature. Cela demande de l’exercice et une certaine maîtrise. La reproduction est le principal gagne pain de ce peuple puisqu’il leur permet de transformer les produits d’origine animale.

  • La laine de mouton et de chèvre sert à l’habillage, à la literie ainsi qu’à l’isolation des yourtes.
  • Les chevaux, quand à eux, sont utilisés pour le transport et sont entraînés pour Naadam, le jour ou les mongols célèbrent l’indépendance de leur pays, qui à lieu entre le 11 et le 15 juillet et ou se passent de nombreuses courses de chevaux pour tous les âges.
  • Les chameaux, les yacks et les rennes sont eux aussi utilisés pour le transport.
  • La peau animale sert à fabriquer des rênes, des selles, des bijoux. Les os sont convertis en jouets pour les enfants.

Rencontrer ce peuple est clairement un voyage dans le temps. On a voulu vivre cette aventure. Voici notre histoire.

 

Immersion chez les nomades

C’est pendant notre tour, dans le désert de Gobi, avec notre chauffeur de 4×4 se nommant Bator, que nous lui avons parlé de cette grande envie de découvrir la vie nomade. Il nous a gentiment dit que si après les 3 jours passés avec lui, cette envie était toujours présente, il ferait son possible pour trouver une famille pour nous accueillir. Cela annonçait déjà que le désert allait être rude ! Ces 3 jours s’étaient très bien passés et nous ont mis dans le bain pour la suite, ou presque !

JOUR 1 : les connaissances

Nous faisons quelques courses de première nécessité et partons de Dalanzadgad pour rejoindre cette famille, en pleine montagne. Leur emplacement a été assez difficile à trouver. Il faut dire qu’en Mongolie il n’y a aucun panneau de direction. Bator avait eu comme explication que la yourte se trouvait quelque part au Nord des montagnes ! Nous avions entièrement confiance au vu de sa parfaite connaissance du désert. C’est après avoir parcouru de nombreuses montagnes, à travers des sentiers abîmés, que nous sentons que Bator est perdu. Il demande alors à quelques bergers qui lui indiquent la bonne direction. Nous continuons notre chemin et c’est au sommet d’une colline que nous apercevons 2 yourtes, en contrebas, perdues au milieu de nulle part. Nous nous regardons tous les deux, d’un regard qui voulait dire beaucoup de choses. À la fois le soulagement d’arriver mais nous nous demandions aussi ce que nous faisions là et si nous avions fait le bon choix !  C’était là que nous allions passer 4 jours ! À 80 km de la civilisation, sans réseau, ni douche et ni WC, au milieu de centaines d’animaux : moutons, chèvres et chevaux.

Immersion chez les nomades en Mongolie

Nous faisons connaissance avec toute la famille, ils sont 10. Les grands parents, les 3 fils, 2 femmes et 3 enfants vivent répartis dans 2 yourtes. Aucun d’entre eux ne parle un mot d’Anglais ! Les débuts sont assez froids malgré nos nombreux sourires. Les Mongols ne sont pas très joyeux, au premier abord.

La grand mère nous montre où poser nos sacs. Bator nous dit que la petite yourte sera la notre et que la famille dormirait à 10 dans la grande. Nous sommes gênés mais à la fois agréablement surpris par tant de générosité.

La porte était ouverte. Nous rentrons pour y déposer nos affaires. Nous avions imaginé à quoi nous attendre mais c’est quand même le choc. Une forte odeur de mouton et de graisse nous viol le nez. Nous essayons de ne pas montrer nos sentiments, qui à ce moment là sont très mélangés. Nous posons nos sacs sans trop regarder et repartons à l’extérieur.

Immersion chez les nomades en Mongolie

La famille nous accueille dans la grande yourte, autour d’un poêle situé au centre. Nous sommes à peine assis que nous recevons déjà les premiers bols dans les mains. Du riz et de la viande de mouton qui baignent dans du lait de yack. Nous osons même pas nous regarder mais nous savons qu’à ce moment là nos sentiments sont partagés ! Nous les remercions avec nos quelques mots mongols et essayons, en vain, de finir ce bol en étant observer par tout le monde. Après de longues minutes, nous sommes heureux de finir ce plat local qui était vraiment pas de notre goût. Bator nous fait alors ses adieux car il est temps qu’il parte. Nous voilà vraiment seuls face à cette nouvelle aventure !

Nous décidons de faire nos lits avant de prendre le repas. Nous étalons nos matelas à même le sol et sortons nos duvets avant de nous asseoir. Qu’est ce qu’il nous à pris de vouloir vivre chez les nomades ? C’est la question qui nous trotte dans la tête à ce moment là. Nous regardons autour de nous et voyons cette saleté qui nous est vraiment pas familière. Nous avions déjà vécu en camping mais c’est très loin de ce que nous allions vivre ici.

Immersion en Mongolie

Il est l’heure de donner le biberon au petit veau qu’ils ont sauvé de sa maman morte il y a quelques semaines. Nous qui adorons les animaux et encore plus tout ce qui est bébé, c’était un moment plein de tendresse.

Voyage chez les nomades en Mongolie

Immersion en Mongolie

Le dîner est prêt à être servis. Un ragoût d’abats de viande à été soigneusement concocté par les femmes. Elles ont coupé chaque pièce pour les répartir dans 12 bols. Moi (Papatya) qui d’habitude mange très peu de viande, avais annoncé que j’étais végétarienne. C’était sûrement la première fois qu’ils entendaient ça ! Et il faut dire que cela m’a un peu sauvé de nombreux plats difficiles à avaler. Ceci dit, ce que j’ai mangé était quand même loin d’être végétarien. Heureusement que nous avions quelques réserves pour combler ces repas.

Nous observons la découpe de chaque pièce de viande de cheval et de chèvre. Des morceaux que nous avions jamais mangé (reins, intestin, tripes et autres morceaux inconnus). Il ne fallait pas s’attendre à du bon rumsteck ! Nous nous retrouvons encore une fois déboussolés devant notre bol. Celui de Guillaume était rempli de morceaux bizarres, mélangés à de la graisse gluante, de couleur jaune, avec quelques patates. Mon bol rempli de patate au goût de la viande. Nous nous forçons à manger, ce qui a été un moment très difficile. Refuser aurait été mal vu ! Guillaume, après avoir fini son bol, pensait que le cauchemar avait pris fin. Et ce n’était rien par rapport à ce qui l’attendait. Le moment le plus difficile allait arriver. Comme on dit le meilleur pour la fin ! Une des femmes sort alors un morceau qui ressemblait étrangement à un pénis de cheval. Pas de blague ! Nous ne pouvions pas nous empêcher de nous regarder. Je savais (Papatya) que j’étais exemptée de cette délicatesse. Ceci dit, les patates que j’ai mangé avait baignées dans tout ça. Mais je n’étais pas à plaindre ! Mon pauvre Guigui. On a pas pu s’empêcher de prendre un fou rire au ton très angoissé.

Nous nous rendons compte que chez les Mongols, on ne gaspille rien ! Ce qui n’est pas plus mal en réalité.

Après ce somptueux repas qui sera gravé dans notre mémoire ! Nous passons une agréable soirée. Guillaume se voit couper les cheveux du grand père à la tondeuse. Il a voulu couper la barbe à Guillaume, pendant ces 4 jours. Ils étaient tous imberbes et n’arrivaient pas à croire que c’était possible d’avoir autant de poils à cet endroit !

Immersion chez les nomades en Mongolie

Nous essayons de communiquer avec des gestes et des sourires et il faut dire que ça marche assez bien !

Nous partons nous coucher après ces premières heures qui nous ont achevé ! Nous devons nous lever tôt, car à 8h notre premier petit travail nous attend.

Après quelques minutes de débrief de cette première journée, nous nous endormons tant bien que mal, dans le froid.

JOUR 2 : tonte des moutons

Le réveil sonne, nous nous habillons chaudement et partons aider la famille qui était déjà en pleine activité. Aujourd’hui il faut tondre les moutons aux ciseaux pour en récupérer la laine !

Immersion chez les nomades en Mongolie

Les fils nous montrent comment couper la laine sans abîmer la peau du mouton. Et nous voici en action tels des bergers de la ville ! Ça à l’air tellement simple mais ça ne l’est pas du tout. La peau du mouton est vite entaillée malgré notre vigilance. Et nous devons avouer que nous sommes très lents. Nous admirons leur travail de professionnel. Tout est bien organisé, chacun à une tache différente ! Trois s’occupent d’attraper les moutons et de leur ficeler les pieds. Et 4 coupent soigneusement la laine en étant accroupie, pendant quelques heures d’affilé. Nous l’avons fait pendant 30 minutes et avions déjà mal au dos et aux genoux. Ils ne nous auraient jamais embauchés !

Cette laine est ensuite revendue à des fabriques et cela constitue leur principal revenu.

Nous nous sommes aussi mis dans la peau d’un berger en rassemblant les animaux dans leur enclos. Nous avons couru dans tous les sens. C’est une tâche qui n’est pas si simple avec des animaux têtus, mais c’est quand même assez marrant.

La pause du matin nous a permis de goûter à nouveau à la viande de mouton dans son lait de yack. De quoi prendre des forces pour le reste de la journée. Ne pensez pas que c’était le seul repas. Les mongols mangent tout le temps !

 

Immersion chez les nomades en Mongolie

Pendant que Guillaume s’amusaient avec les enfants, j’ai eu la chance d’aider les femmes à cuisiner le repas du midi. Et cette fois c’est ragoût de viande ! Encore ? Eh oui encore ! Mais avec un peu plus de légumes.

Immersion chez les nomades en Mongolie

Après avoir mangé, nettoyé et rangé nous partons pour une petite excursion. Les fils et leurs femmes nous montrent les quelques glaciers restants, dans les environs. Nous apercevons des chèvres de montagnes arpenter les falaises. C’est assez impressionnant ! Mais en réalité c’était la pause gros besoins. Oui parce qu’autour des yourtes on est jamais bien tranquille au milieu de tous ces animaux.

Ensuite, nous partons pour aller arroser le jardin de leur emplacement en hiver. La grand mère y a planté des arbres il y a quelques années, et elle vient régulièrement les arroser et les voir grandir. Cet endroit est hyper sec nous avions pas vu un seul arbre pendant tout notre séjour.

En rentrant, nous passons du temps avec les enfants qui avaient sortis des raquettes de badminton. Le hasard fait bien les choses ! (Nous pratiquons ce sport depuis très très longtemps). La plus jeune, du haut de ces 2 ans, jouaient aux voitures avec des cailloux, quelques bouts de ferrailles rouillés trouvés sur le sol au milieu des crottes de chèvre.

Voyage en Mongolie immersion chez les Nomades

Après le dîner, nous sortons les cartes. Et c’est parti pour de nombreuses parties de « poker mongol ». C’est un peu comme le « trou du cul » Français mais avec quelques variantes. C’est un régal de partager ce moment avec eux. Nous ne parlons pas la même langue mais trouvons un moyen de s’amuser et de rigoler tous ensemble. Nous avons droit de goûter à une boisson pétillante qui avait un petit goût de malt. Cette fois chacun boit dans le même bol ! Nous nous plions donc aux habitudes locales sans trop réfléchir.

C’est l’heure du deuxième dodo. Nous sommes physiquement et moralement achevés de cette journée. Malgré que nous sommes très bien accueillis, la vie est quand même très rude et le temps ne passe vraiment pas vite !

JOUR 3 : montage et démontage d’une yourte

 

Réveil chez les nomades en Mongolie

Nous nous levons à nouveau dans le froid. Nous remettons les habits de la veille et du jour d’avant veille car de toute façon nous puons la chèvre ! Ce matin il faut continuer à tondre les moutons. Alors on y va sans trop réfléchir. En même temps, leur sourire ne peut que nous motiver. Nous coupons la laine dans la bonne humeur, au milieu des crottes de moutons et des tiques.

Immersion chez les nomades en Mongolie

C’est en milieu de la matinée que nous prenons une pause pour prendre un thé. Cette fois pas de lait de yack ! Nous sommes heureux mais pas pour longtemps car le thé a été fait avec de la boue, des herbes et du sel. Nous avalons ce liquide avec un peu de mal.

La prochaine activité a été un peu difficile à regarder. C’était l’heure de tuer une chèvre. Après avoir été égorgée, ils l’ont découpé devant nous avant de vider tous les boyaux. Mais où allez t-ils entreposer cette viande ? Eh bien il faut dire qu’on a été les plus chanceux car elle a été accrochée dans notre yourte !

Immersion chez les nomades en Mongolie

Immersion chez les nomades en Mongolie

Il est maintenant temps de préparer le déjeuner. J’apprends (Papatya) à faire des beignets à base de viande séchée avec des derniers morceaux de gras. Du mouton ou de la chèvre, une viande qui sent encore très fort ! Je n’ai pas réussi à plier un seul beignet de la bonne façon. Les leurs étaient fait à la perfection telle une machine car ils se ressemblaient tous ! Même les hommes n’en ont pas fait un seul de travers. Le principal c’est que je les ai fait beaucoup rire. Le repas est encore une fois difficile à avaler mais nous prenons doucement l’habitude de nous forcer et de plus trop faire attention.

L’activité de l’après-midi c’est démonter la grande yourte pour la remonter, plus proche de la petite. Un moment formidable. Nous avons pu voir comment elles étaient construites ! Peu de choses étaient à déménager. Les nomades vivent avec l’essentiel et cela nous a beaucoup amené à réfléchir. Pas de douche ni de WC, pas de miroir, pas de garde robe, une paire de chaussure qui fait tout pendant des années, des bottes de cheval qui sont ravivées pour tenir un certain temps, bref c’est tellement simple !

Immersion chez les nomades en Mongolie

Immersion chez les nomades en Mongolie

Nous remontons la yourte. Il faut dire qu’à 12 ça va assez vite. Même les plus petits mettent la main à la patte !

Il est l’heure de traire les chèvres pour donner le biberon au petit veau, au milieu d’un coucher de soleil aux milles couleurs.

A la fin de ce fameux repas gastronomique à base de chèvre et une belle partie de poker nous partons nous coucher pour notre dernière nuit. Et il faut dire que ça fait plaisir de dire la dernière !

JOUR 4 : les adieux

Ce matin, pas de tonte de mouton. Nous avions eu le droit de dormir un peu plus longtemps. Nous nous réveillons heureux comme jamais car nous savons que c’est la dernière journée à tenir, au milieu de cette pampa. Nous plions nos affaires et réfléchissons à notre séjour. Toute la famille hors mis la grand père et un des fils s’apprêtaient à partir rejoindre la ville pour plusieurs jours. Nous savons à ce moment là que nous allons probablement jamais nous revoir. Nous les remercions pour tout et ils ne tardent pas à partir. Les mongols ne sont pas très démonstratifs et nous nous retrouvons seuls, totalement seuls au milieu de rien. Le père et son fils étaient parti plus loin s’occuper des chevaux, de bonne heure. Nous décidons de marcher vers les hauteurs et d’admirer le paysage. C’était probablement le moment le plus long et difficile à vivre.

Immersion chez les nomades en Mongolie

C’est à ce moment que nous pensons à notre famille mais aussi à la chance que nous avons de vivre en France et d’avoir toutes ces petites choses au quotidien qui sont devenues « normales » mais qui sont en réalité un « luxe ». Les WC que nous avions pas vu depuis déjà plus d’une semaine. La douche que nous avions pas prise depuis près de 5 jours. Un matelas, de l’électricité ou encore des magasins à proximité.

Le grand père était alors rentré. Nous nous sommes assis auprès de lui pour partager un dernier thé salé à la boue et attendre patiemment Bator pour nous ramener à la civilisation !

Malgré la barrière de la langue, il nous ont tant appris sur la vie. Ils n’ont pas grand chose mais sont les plus heureux et les plus généreux !

Immersion chez les nomades en Mongolie

 

2 réponses à « Mongolie | 4 jours en immersion chez les nomades »

  1. Salut Papatya et Guillaume,
    Je voulais vous féliciter pour la réalisation de ce très beau blog qui nous permet de partager quelques unes de vos aventures autour du monde 😀
    Cet article sur les 4 jours ‘inoubliables’ chez des nomades mongols m’a particulièrement touchée : bravo pour être allés aussi loin dans l’expérience, hors de votre zone de confort, sans jugement, c’était courageux et très intéressant à lire. Une belle leçon de dignité en terre inhospitalière…
    Je vous souhaite encore beaucoup de belles surprises et de rencontres marquantes pour la suite de votre voyage ! Pour les paysages et la cuisine… Vous avez d’ores et déjà été servis 😉 Mais on ne s’en lasse pas 😊
    Au plaisir de vous recroiser un jour !

    1. Bonjour Elsa,

      Merci infiniment pour ton commentaire, qui nous touche beaucoup. C’est avec beaucoup d’attention que nous l’avons lu. C’est un plaisir de partager cette aventure et en particulier celle ci car elle nous a vraiment marqué plus que d’autres. Nous avons hâte de découvrir la suite. Nous ouvrons une page au Pérou dans quelques jours et sommes curieux de voir ce qu’il nous attend.

      A très bientôt. Ici ou ailleurs.

      Papatya & Guillaume

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