À la rencontre des éléphants, avec respect et humanité


COUPS DE COEUR, THAÏLANDE, VOYAGES / dimanche, novembre 18th, 2018

L’éléphant, un gigantesque animal qui nous impressionne tant puisqu’il est le plus gros au niveau terrestre. Il existe différents genres d’éléphants. Ceux d’Afrique qui vivent dans la savane ou dans la forêt. Ces éléphants ont une corpulence plus impressionnante que ceux d’Asie. Il mesure en moyenne 3,50 mètres et pèse entre 5 à 6 tonnes, adulte.

Ce mammifère vit jusqu’à 60 ans mais est malheureusement menacés par l’homme depuis de nombreuses centaines d’années. Nous sommes allés à la rencontre d’un sanctuaire en Thaïlande, voici notre expérience et ce que nous souhaitons vous faire découvrir.

La maltraitance des éléphants

En Asie comme en Afrique, la plupart des éléphants sont maltraités et torturés. Et ce n’est pas vraiment en train de diminuer. Ils le sont pour plusieurs raisons :

  • Dans le monde, bien trop d’éléphants sont mal traités pour les cirques mais également les zoos.
  • Ils sont aussi utilisés pour tirer des tonnes de matière première. Une grande partie travaille dans la jungle et transporte du bois pour des fabricants de meubles.
  • Pour l’ivoire. On parle ici des défenses des éléphants d’Afrique qui sont beaucoup plus développés que celles d’Asie.
  • Pour transporter des matériaux lors de gros travaux.
  • Ou encore pour une activité bien connue : les balades à dos d’éléphants. Une activité réalisée par de millions de touristes chaque année.

La première réaction que l’on peut avoir c’est de dire que la corpulence d’un éléphant ne devrait pas les handicaper à porter des charges lourdes. Alors, on dit qu’un mammifère peut porter un poids de 10% du sien sans inconvénient et jusqu’à 25 % pour une durée raisonnable et sur terrain non vallonné.

Aujourd’hui, le poids maximum légal est de 200 kg. Mais encore faut il que cela soit respecté, ce qui est rarement le cas. Ce qui est encore plus problématique c’est le dressage de ces animaux.

Le dressage des éléphants, une torture

Ils subissent un dressage très particulier qui ressemble plus à de la torture. Nous avons fait des recherches et avons très vite compris que c’est une technique très barbare.

L’objectif est de dresser l’éléphant de manière à ce qu’il accepte tout ce que l’homme lui demande de faire. En effet, les dresseurs utilisent un rituel propre aux éléphants appelé le « Phajaan » qui veut dire « grande séparation ». C’est une méthode traditionnelle extrêmement cruelle.

Accrochez-vous. Le principe est de séparer l’esprit de l’éléphant de son corps afin qu’il perde ses réflexes et son instinct naturel sauvage qui lui permettait, comme tout animal, de réagir devant des menaces. L’éléphant sera sous l’emprise totale et le contrôle de l’homme. On peu même dire qu’il sera transformé en « objet vivant ».

Volontariat auprès des éléphants en Thaïlande

Mais avant d’y arriver, l’homme capture les éléphanteaux et les séparent trop tôt de leur mère. Ils les enferment dans des cages bien trop petites et les enchaînent. Ensuite le rituel commence en les privant de manger, de boire et même de dormir. Ils sont battus et subissent des coups à des endroits stratégiques afin que l’éléphant devienne soumis et soit briser de son esprit. Ce rituel dure quelques jours jusqu’à ce que le dresseur voit le comportement de l’animal changer.

Ils sont ensuite libérés de leur cage avec une énorme peur de l’homme qui lui aura fait subir cette torture. C’est alors à ce moment là que commence le dressage de l’éléphant pour en faire un porteur de touriste. Il va apprendre les commandes essentielles pour la sécurité de l’homme sur son dos mais aussi certains gestes et certaines positions pour amuser le touriste.

C’est pareil dans les cirques. Le dresseur va lui apprendre les gestes et mouvements pour amuser la foule. Tout en continuant à donner des coûts jusqu’à ce qu’il obéisse.

50% des éléphants ne survivent pas à ce rituel. Une centaine de dresseur meurent, chaque année, par un pourcentage d’éléphants qui sont devenu trop agressifs, après avoir subit cette torture. D’autres, vont développer des troubles qui les empêchent de travailler face aux touristes. Devenant inutilisable, ils sont ensuite tués.

Le faible pourcentage qui survit va encore subir des piqûres, être frappé aux endroits sensibles et être attaché après une longue journée de travail, sans eau ni nourriture afin de ne pas s’enfuir ou devenir dangereux. Et cela durant de nombreuse années.

Pour information, un éléphant travail très dur, jusqu’à sa mort. Puisqu’il faut le rentabiliser. Vous imaginez qu’un éléphant coûte très cher à entretenir. Il mange entre 150 et 300kg de nourriture et jusqu’à 140 litres d’eau par jour. C’est pourquoi ils divisent au minimum par deux se rationnement pour que l’éléphant leur coûte moins cher. De plus, il n’aura pas de repos et sera utiliser jusqu’à ce qu’il tombe malade ou meurt.

Non vous n’êtes pas dans un cauchemar. C’est la réalité de ce qu’il se passe avec une grande partie des éléphants sur terre.

Et le gouvernement dans tout ça ?

En Thaïlande et c’est le cas pour bien d’autres pays, le gouvernement ne puni pas cette acte et ne met en place aucune mesure pour diminuer ou interdire cette méthode cruelle.

En quelques centaines d’années, le nombre d’éléphant à diminué drastiquement. Aujourd’hui il en resterait plus que 6 000. Alors qu’il y en avait 120 000 avant la seconde guerre mondiale.

Comment venir en aide aux éléphants ?

Il est certain que nous ne pouvons pas stopper radicalement cette méthode cruelle mais nous pouvons certainement y contribuer à petite échelle. Voici nos conseils.

  • Il est préférable de ne pas aller aux zoos ou dans les cirques. Préférez les animaux locaux, en pleine nature.
  • Essayez de bannir les fabricants/revendeurs de meubles de bois asiatique. N’oubliez pas que ce bois, peu cher, a été tiré dans la jungle, par les éléphants. Et oui les machines ne font pas tout ! Optez pour du bois Français ou Européen ou remplacez le par un autre matériaux.
  • Ne montez pas sur les éléphants lors de vos voyages. Ces éléphants sont très mal traités et souvent malades vous vous en rendrez même pas compte.
  • Apportez votre aide auprès des sanctuaires qui se battent pour une belle cause. Soit en faisant des dons on en allant directement les aider sur place. Vous rencontrerez des animaux formidablement gentils.
  • Parlez de ce sujet autour de vous.

Volontariat sanctuaire d'éléphants à Chiang Mai

Les sanctuaires d’éléphants, une merveilleuse cause

Il existe quelques sanctuaires d’éléphants en Asie et notamment en Thaïlande. Ils existent de manière peu officiel. Le gouvernement ne souhaitant pas entendre parler de ce terrible sujet, ils font donc face, seuls, à ce problème en aidant ces belles créatures à avoir une seconde vie meilleure.

On y trouve principalement des éléphants ayant été mal traités. Ces sanctuaires vont devoir louer des centaines d’hectares pour subvenir aux besoins de quelques éléphants. Ils sont aussi obligé d’emprunter une grande somme d’argent pour la nourriture, l’eau, construire et entretenir l’habitat des mammifères. Une grande partie de cet argent passe dans la santé de l’éléphant.

Vous l’apprenez peut être, mais les éléphants des sanctuaires sont achetés aux dresseurs une fois qu’il ne sont plus utilisable et surtout en très mauvaise santé et même au bord de la mort. Savez vous combien d’argent les dresseurs reçoivent après avoir torturé, usé et rendu malade un éléphant ?  Entre 60 000 et 120 000 $ par éléphant.

Alors ? Ces informations ne vous donnent pas l’envie d’aider ces éléphants ?

Notre volontariat, une expérience incroyablement touchante

Nous logions à Chiang Mai, au nord de la Thaïlande, connu pour ses nombreux sanctuaires d’éléphants. C’est alors que j’ai (Papatya) décidé de faire une surprise à Guillaume pour son anniversaire. J’ai gardé la surprise jusqu’au jour même, vous imaginez donc à quel point j’étais impatiente. J’avais discrètement préparé un sac avec quelques vêtements et accessoires demandés. Après un réveil matinal, il était temps d’annoncer à Guillaume qu’il fallait se lever pour une surprise de taille. Peu ronchon, il se prépare car notre chauffeur nous attendait déjà devant la porte. Guillaume n’avait aucune idée d’où on allait. En tout cas, j’étais impatiente de lui annoncer. Sa réaction était folle. Guillaume avait de grands yeux et était hyper content de savoir que nous allions passer du temps avec les éléphants. C’est un peu comme un rêve d’enfant qui se réalisait.

Après quelques heures de routes, nous sommes enfin arrivés au sanctuaire. Pour l’instant, aucun éléphant était en vue. Le chauffeur, Andy, qui a aussi était notre guide pour la journée, nous fait asseoir et nous explique rapidement comment ils ont monté ce sanctuaire et nous énumère l’ensemble des éléphants ainsi que leur histoire respective.

Ils ont acheté 6 éléphants dont 3 éléphanteaux, au fur et à mesure des années. Ces éléphants ont tout d’abord dû être soignés à l’hôpital pour éléphants. Un d’entre eux n’a pas survécu à son opération car il avait trop de séquelles. Il est donc décédé quelques mois après avoir été acheté.

Il nous a expliqué pourquoi ils se battent autant pour aider les éléphants et on peut vous dire que c’était vraiment émouvant. Ils sont passionnés et vivent que pour leurs belles bêtes qui ont besoin d’attention, tous les jours.

Après ce débriefing, il était temps pour nous d’enfiler nos belles tenues pour partir à la rencontre des mammifères. Nous portions tous la même tenue rouge bordeaux, une couleur qui leur est familière. Quelle chance de partir qu’à deux à la rencontre des 5 éléphants. Après un peu de marche, à travers le domaine, nous commencions à voir au loin ces 5 éléphants qui attendaient impatiemment d’être nourrit. Ils étaient tout excités et dandinaient leur trompe dans tous les sens.

Volontariat auprès des éléphants à Chiang Mai

Le repas était notre première activité.  Nous avions d’énorme sceaux remplis de bananes et de mangues. Andy, notre guide, nous a rapidement expliqué comment nourrir les éléphants. Chacun avait sa manière d’être nourrit selon son handicap. Les débuts étaient un peu effrayants. Les éléphants sont d’énormes créatures, nous avons donc écoutés Andy à l’oreille. Nous nous sommes tellement amusés dans cette tâche.

Les elephants à Chiang Mai

Volontariat à Chiang Mai

Andy nous avait dite que nous allions partir en ballade avec les éléphants. Mais, qu’ils n’allaient pas tous nous suivre, car viendront ce qui en ont envie ! Et c’est naturellement que deux sont venus se joindre à nous pour la balade. La mère et son éléphanteau adoptif, elle en prenait soin comme si c’était son enfant. C’était très beau à voir.

Les voir libres dans un environnement où rien ne peut leur faire de mal et savoir qu’ils arrivent à être soignés c’est fabuleux. Ils arrivent finalement à pardonner aux humains de ce qu’on a pu leur faire, c’est vraiment extraordinaire.

Elephant en liberté Thailande

Volontariat Thaïlande avec les éléphants

Nous passons par des plaines d’une verdure extraordinaire. Les éléphants s’arrêtent lorsqu’ils trouvent quelque chose de bon à manger. On les voit se rouler par terre et se gratter aux arbres : ils sont chez eux et bien traités, il n’y a pas de doute.

Balade avec les éléphants en thaïlande

La balade continua et nous arrivions vers un ruisseau. Les éléphants se sont empressés d’aller se jeter dans l’eau pour boire et faire quelques besoins au passage.

Puis nous sommes allés au lac, car c’était l’heure du décrassage. Nous sous sommes baignés avec eux et les avons lavés avec brosse et saut. On a même eu droit à des jets d’eau de leur trompe. Ils ont vraiment un esprit d’enfant et adorent jouer. Nous les avons senti tellement heureux. Ce fût l’un des plus beaux moment de notre vie.

Volontariat Thaïlande avec les éléphants

A la découverte des éléphants en Asie

L’éléphant est un animal d’une grande gentillesse et une extrême intelligence qui nous a beaucoup touché.

Notre matinée passe très vite et il est temps de leur dire au revoir. On avoue qu’on a eu le cœur lourd en partant. On aurait bien aimé rester plus longtemps et continuer à les chouchouter et rire avec eux.

Après une petite douche, nous nous sommes installés, sur une petite terrasse qui donne sur le lac et les éléphants en contre bas pour déguster notre repas Thaï.

Découverte d'un sanctuaire d'éléphant en Thaïlande

Notre matinée s’est terminée avec beaucoup d’émotion et des étoiles plein les yeux. Nous avions tellement envie de leur apporter encore plus de bonheur. Aahaha c’est difficile de les quitter. Vous verrez !!!!

Infos pratiques

Comme la plupart des missions de volontariat auprès des animaux nous avons dû payer pour ce beau moment. Tout l’argent revient aux éléphants alors on ne réfléchit pas trop.

Nous avons fait le choix de Elephant Rescue Park. Il existe plusieurs sanctuaires du même genre dans cette région. Certains sont bien plus grand, ce qui veut dire qu’il faut accepter d’être nombreux lors de votre passage. Attention certains sanctuaires sont aussi là que pour se faire de l’argent. On vous conseille vivement de lire attentivement les avis de chacun et de ne pas faire votre sélection trop rapidement.

Notre matinée aura pris fin à 13h.
Nous avons payé 2 200 Bhats par personne (une soixantaine d’euros, ce qui n’est pas excessif pour une activité de ce genre). Et notre rêve est devenu réalité le temps d’un incroyable instant. C’est aussi un super moyen de contribuer au bonheur de ces animaux et participer, à petite échelle, à la baisse de cette torture.

Elephant Rescue Park est un sanctuaire à taille humaine qui vous garantie de passer un fabuleux moment.

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